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ORL Toulouse Rhinite & Rhinosinusite chronique

Rhinite & Rhinosinusite chronique

Présentation contexte

La rhinite   et la rhinosinusite chronique sont des pathologies inflammatoires des cavités de la face. Ces cavités sont formées des fosses nasales   et des sinus   qui sont remplies d’air. La rhinite   correspond à l’inflammation de la muqueuse des fosses nasales   seules et la rhinosinusite à l’inflammation de la muqueuse des fosses nasales   et des sinus  .

Les fosses nasales   et les sinus   communiquent entre eux par des orifices appelés ostiums.

L’inflammation de ces cavités est entretenue par des facteurs propres à chaque patient. Ces facteurs favorisants sont de deux ordres :

  • Anatomiques : taille et forme des structures (cloison nasale ou septum, cornets, sinus   et leur ouverture dans les fosses nasales  )
  • Inflammatoire : réactivité de la muqueuse qui tapisse ces structures : la muqueuse est richement vascularisée et contient des glandes qui sécrètent un mucus. Une hyperréactivité de cette muqueuse est due à des facteurs intrinsèque au patient (allergie, médicaments, hormonales) ou extrinsèque (pollution, température, tabac, climatisation, humidité).

De plus, le tableau clinique habituel ressenti par le patient peut s’aggraver par la survenue d’une surinfection microbienne nécessitant un traitement par antibiotiques.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

Les symptômes et signes cliniques

  • L’obstruction nasale : sensation de nez bouché, souvent gênant et perturbant le sommeil ou pendant l’effort.
  • Écoulement nasal : soit antérieure en mouchant (rhinorrhée  ), soit postérieure (jetage postérieur). Ces écoulements peuvent être aqueux (de l’eau), plus ou moins épais, voire purulents.
  • Le trouble de l’odorat :Anosmie   ou hyposmie  .
  • Les douleurs : les algies faciales (nasale, péri-orbitaire, frontale et même dentaire) ainsi que des maux de tête (céphalées   d’origine naso-sinusienne souvent diagnostiquées à tort comme des migraines). Ces douleurs, souvent invalidantes, sont dues soit à une hyperpression par un confinement d’air ou de sécrétions dans les sinus  , soit par une exagération d’effort.
    Ces douleurs habituelles peuvent s’aggraver ponctuellement témoignant d’une surinfection.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

L’examen ORL

L’interrogatoire

Les symptômes sont décrits en précisant leur chronologie dans le temps, leur durée et surtout leur tolérance ainsi que leur perturbation sur la vie quotidienne ; la fréquence et la sévérité des surinfections ; les différents traitements prescrits et leur efficacité ou inefficacité ; les facteurs déclenchants extrinsèques ou intrinsèques cités ci-dessus.

L’examen clinique

En utilisant un endoscope nasal (nasofibroscope souple ou endoscope nasal rigide) permettant de visualiser les structures anatomique des fosses nasales   (septum, cornets, muqueuse), on peut analyser la perméabilité des voies aériennes nasales. On peut également apprécier la perméabilité des orifices entre les fosses nasales   et les sinus   (méats). On cherche des formations inflammatoires (polypes) ou, rarement, tumorales, responsable de la symptomatologie présenté par le patient.

  • La rhinomanométrie   : dans certains cas de doute, cet examen permet d’analyser la sévérité, le lieu et la réversibilité (à l’aide d’un vasoconstricteur nasale) de la résistance à la respiration nasale.
  • Le scanner   : cet examen radiologique est souvent demandé dans un but diagnostic en précisant les structures nasales mais surtout en visualisant l’intérieur des sinus   (qui ne sont pas visualisés par l’examen endoscopique), mais surtout dans le cas du bilan préopératoire quand un traitement chirurgical est envisagé.
  • Un bilan allergologique et respiratoire est parfois indiqué devant la suspicion d’une origine allergique ou en association avec l’asthme.

Enfin chez les enfants, et devant certains signes pulmonaires et digestives associés des pathologies génétiques peuvent être envisagées.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

Propositions thérapeutiques

LE TRAITEMENT DE LA RHINITE   OU RHINOSINUSITE CHRONIQUE EST RAREMENT CURATIF MAIS PLUTÔT FONCTIONNEL.

Devant l’origine multifactorielle de l’hyperréactivité de la muqueuse rhinosinusienne, le but du traitement est de supprimer les symptômes afin de retrouver le confort rechercher par le patient.

Il n’existe pas de traitement standard de la rhinite   ou de la rhinosinusite chronique. Après avoir établi le diagnostic, le choix thérapeutique sera basé sur le tableau clinique spécifique de chaque patient, la sévérité et surtout l’invalidité sur la vie quotidienne de la symptomatologie. Enfin, la décision thérapeutique se fera avec l’aide des données de l’examen clinique (endoscopie nasale), para-clinique (rhinomanométrie   et scanner  ) et des symptômes décrits par le patient.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

Traitements médicaux

Devant les différents facteurs déclenchant de l’inflammation responsable de l’hyperréactivité de la muqueuse rhinosinusienne, un traitement médical est toujours indiqué avant d’envisager un traitement chirurgical.

Des lavages nasaux avec le sérum physiologique ou l’eau de mer associés à des corticoïdes nasaux, et parfois à un anti-histaminique en cas d’allergie suspectée, est souvent le traitement de choix après la première consultation.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

Traitements chirurgicaux

Devant l’échec du traitement médical d’obtenir le confort recherché par le patient, un traitement chirurgical peut être envisagé. Ce traitement est indiqué quand les facteurs anatomiques d’obstruction nasale ou de confinement sinusien sont présents à l’examen clinique et au scanner  . L’hypersécrétion nasale (rhinorrhée  , jetage postérieur), isolée ou en association avec d’autres symptômes, est peu améliorée par la chirurgie et sera toujours traitée par des traitements médicaux.

En pratique

  • Ces interventions chirurgicales, isolées ou en associations, sont pratiquées sous anesthésie générale. Une consultation préopératoire avec l’anesthésiste est organisée quelques jours avant l’opération.
  • Durée de l’intervention : en fonction du geste opératoire envisagé, la durée est entre 30 minutes et 1 heure 30.
  • Une méchage nasal est souvent nécessaire dans les suites opératoires. Un déméchage est réalisé le lendemain matin de l’intervention.
  • Durée de l’hospitalisation : 24h, rarement 48h.
  • Complications : le plus souvent, il s’agit d’un saignement nasal transitoire. Rarement, une reprise chirurgicale est nécessaire pour obtenir une hémostase.
  • Après une ethmoïdectomie   :
    • Il est possible d’avoir une brèche orbitaire avec un hématome palpébral qui se résorbe spontanément.
    • Il est possible d’avoir une brèche au niveau du toit ethmoïdal avec une fuite de liquide céphalo-rachidien nécessitant une reprise chirurgicale pour refermer la brèche.
  • Sortie avec ordonnance : lavages nasaux, anti-inflammatoire, antibiotique.
  • Consultation avec le chirurgien 10 jours après l’intervention. Contrôle de la cicatrisation.
  • Résultats attendus : amélioration de la respiration nasale ressentie par le patient dans les deux semaines à un mois après l’intervention.

Dernier ajout : 5 avril 2011 par L'équipe GORG.

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